Les Core Web Vitals : pourquoi ils peuvent booster votre SEO

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Introduction : 

Ce n’est pas une surprise : Google valorise la performance . C’est ce qui assure aux internautes de vivre une expérience de qualité sur un site web… et ce qui permet au moteur de donner satisfaction à ses utilisateurs. L’intégration de l’UX aux critères de référencement naturel sur Google n’est donc pas contre nature.

Toutefois, la mise en place de trois nouveaux indicateurs de mesure en 2021 – réunis sous le nom de Core Web Vitals, les « Signaux Web Essentiels » – a officialisé un paramètre jusque-là resté discret : la vitesse de chargement des pages et son rôle dans la qualité de l’expérience utilisateur.

Au départ science presque occulte, réservée uniquement aux techniciens du web design et autres initiés, le SEO s’est imposé comme élément indispensable pour qui veut réussir sur le web. Au point que les entreprises aujourd’hui’ en font un élément central de leur stratégie marketing. 

Ceci dit, à cette  discipline déjà complexe s’ajoutent en permanence les mises à jour des algorithmes, notamment celui de google, moteur de recherche numéro 1. Dans le but de toujours proposer aux internautes des résultats de recherche de plus en plus pertinents. 

Ainsi, en 2021, à la longue liste de critères qu’il fallait remplir pour un référencement naturel réussi, Google ajoute les Core Web Vitals.  

Voyons à quoi correspondent ces Core Web Vitals et comment les employer à votre avantage dans le cadre de votre stratégie SEO.

 

L’importance de l’expérience utilisateur pour Google

 Les liens entre SEO et UX sont connus des experts du référencement naturel depuis un bon moment. À tel point qu’il existe un acronyme spécifique pour désigner le mélange des deux approches : le SXO (« Search eXperience Optimization »). Il désigne l’ensemble des leviers d’optimisation de l’expérience de recherche des internautes, à la fois pour attirer du trafic sur un site web et pour favoriser la conversion, en vertu d’une navigation fluide et agréable, offrant un accès rapide à l’information.

 Mais jusqu’aux Core Web Vitals, l’algorithme ne tenait pas vraiment compte de certaines données telles que le temps de chargement de l’élément le plus important de votre page web.

 

Un peu d’histoire 

 

©Stanford University

C’est à l’Université de Stanford, en 1996, que Larry Page et Sergey Brin ont donné naissance à Google.  Enfin,  le bébé fut nommé BackRub, et on était à l’époque au tout début de l’ère des moteurs de recherche sur le web. Rapidement, d’autres bébés tels que Yahoo ou Excite voyaient le jour, et venaient gonfler les rangs de cette génération d’entreprises. Bien sur, chacune avait ses process, sa façon dee traiter la recherche et de présenter les résultats de recherche aux internautes.  Pour se différencier, Sergey et Larry ont eu l’idée de se baser sur la valeur d’une page web pour faire le tri, et ainsi présenter les résultats les plus pertinents possibles aux internautes. Mais alors, quels critères déterminent la valeur d’une page web? Nos deux compères misaient tout sur les backlinks:  un lien qui pointe à partir d’une page d’un site vers une page d’un autre site. Par exemple, voici un article très pertinent signé SEMrush, expliquant ce qu’est un backlink. 

Ainsi, pour la jeune Google, une page web avec beaucoup de backlinks avait plus de valeur qu’une page web qui en disposait moins. Ils créèrent donc un algorithme pour faire ce travail de tri sur le web. Les sites webs étaient ensuite classés par rapport aux mots-clé recherchés par les internautes, les fameux keywords.  Au départ hébergée sur les serveurs de l’Université de Stanford, l’activité de l’entreprise a explosé et nos deux compères ont créé google.com. Les résultats de recherche étaient beaucoup plus pertinents que ceux de la concurrence. Les internautes ont donc logiquement préféré Google à ses concurrents, et les pages web qui arrivaient en première page des résultats de recherche ont vu leur traffic exploser. 

Ce qu’il faut comprendre c’est que le business model des moteurs de recherche est simple : proposer aux internautes les meilleurs résultats de recherche possible. C’est à dire les pages web les plus pertinentes, les plus rapides, les plus responsive (adaptées pour les téléphones), avec la meilleur expérience utilisateur possible etc…

Ainsi, si les backlink restent jusque’à aujourd’hui un fac leur très important pour le SEO, Google a lancé les Core Web Vitals afin de mieux prendre compte de l’expérience utilisateur dans le classement des résultats de recherche. 

 

 Core Web Vitals, qu’est ce que c’est? 

 

Source : Web.dev

Voici ce que disait Google fin 2020: “En mai dernier, nous avons annoncé que les signaux d’expérience sur la page seraient inclus dans son classement dans les résultats de recherche Google. Ces signaux mesurent la manière dont les utilisateurs perçoivent leur interaction avec une page Web. Ils s’alignent sur les efforts constants que nous déployons pour nous assurer que les internautes bénéficient de l’expérience la plus utile et la plus agréable possible sur le Web. Au cours des derniers mois, nous avons constaté une augmentation médiane de 70 % du nombre d’utilisateurs interagissant avec Lighthouse et PageSpeed Insights. De plus, de nombreux propriétaires de sites Web utilisent le rapport “Signaux Web essentiels” de la Search Console pour identifier les possibilités d’amélioration.

Nous annonçons aujourd’hui que les signaux d’expérience sur la page seront pris en compte dans le classement à partir de mai 2021. Ces nouveaux signaux combineront les signaux Web essentiels et les indicateurs que nous utilisons déjà dans la recherche, comme l’ergonomie mobile, la sécurité HTTPS et les consignes concernant les interstitiels intrusifs.”

S’ils peuvent se traduire en français par « signaux web essentiels », ils se composent de 3 éléments : 

 

Largest Contentful Paint (LCP) : indicateur de performance de chargement

 

 

Source : web.dev

Le LCP est une mesure du temps d’affichage de l’éément d’une page web afin que l’utilisateur puisse en voir le contenu. En fait, il mesure plus précisément le temps d’affichage de l’élément le plus volumineux de la page, visible sans avoir à scroller vers le bas. Il peut s’agir d’images d’arrière plan ou de premier plan, de contenu vidéo ou d’un bloc de texte par exemple. L’élément étant pris en compte comme le plus volumineux le sera en fonction de sac taille (longueur x largeur).

Ce n’est donc pas le temps d’affichage de la page entière qui est mesurée, mais celui des éléments utiles à l’utilisateur, lorsqu’il arrive sur votre page. Ainsi, les algorithmes de Google ont une représentation de l’expérience utilisateur sur votre page. 

 Comment mesurer votre LCP?

Vous avez plusieurs options pour mesurer votre LCP. Vous pouvez le faire via DevTools : c’est un ensemble d’outils directement intégrés au navigateur Google Chrome.
Cliquez sur le panneau « performances”, puis sur l’onglet « Timing ». Mais ce n’est clairement pas une méthode conseillée lorsqu’on débute. 

PageSpeed Insights permet d’effectuer cette mesure plus simplement, sous l’onglet diagnostic. Vous pouvez également le faire via la Google Search Console, ou Lighthouse :  C’est un outil open-source entièrement automatisé, qui permet d’analyser vos performances web. Vous pouvez installer l’extension sur Chrome, ce qui vous facilitera la tâche.

Enfin, des outils tiers tels que Crux ou Semrush permettent également de mesurer les Core Web Vitals.

 Comment améliorer votre score LCP? 

  • Réduire la taille de vos images : des images trop volumineuses augmentent le temps de chargement d’une page. Il faut donc réduire la taille de vis images. Il faut également penser à supprimer les fichiers que vous n’utilisez pas, ou les portions de code inutiles. Vous pouvez également avoir recours à la compression, pour la plupart de vos fichiers.
  • Lazy Load : chargez vos images en lazy load, ainsi elles n’apparaissent qu’au chargement de votre page web. 
  • Limiter votre utilisation de Javascript et CSS afin de réduire le temps de chargement de vos pages
  • Utiliser un cache
  • Choisir un serveur dédié pour votre site web, ou passer par un CDN (« Content Delivery Network ») pour accélérer l’affichage des éléments .

Le deuxième élément de mesure des Core Web Vitals est le FID

 

FID : First Input Display

 

 

Source : web.dev

Pour faire simple, le FID mesure la réactivité d’une page web. Ou plus précisément le temps qui s’écoule entre le moment ou un utilisateur interagit avec votre page, et le moment ou votre page répond à cette interaction. Il peut s’agir d’un clic sur un bouton, de remplir un formulaire, sélectionner un menu etc…

 

Comment mesurer votre FID : 

Comme indiqué pour l’élément précédent, PageSpedd Insights ou la Google Search Console vous permettent de mesurer vos core Web Vitals. 

Optimiser votre FID : 

Le principal élément perturbateur ici est Javascript. La plupart des pages webs n’ont pas de gros problèmes FID, mais voici quelques pistes pour améliorer votre FID.

  • Utiliser un système de cache, cela vous permettra de booster la vitesse de votre page. 
  • Si possible éliminer les tâches ou les scripts utilisant le plus de ressources, comme Javascript, ou en limiter l’utilisation au maximum possible. Il y va de même pour les scripts d’applications tierces. 

Le 3ème élément des Core Web Vitals est le CLS

 

CLS : Cumulative Layout Shift

 

 

Source : web.dev

Il s’agit ici de la stabilité des éléments d’une page web. Un bouton? Un champ de formulaire? Une image mal placée?

La mesure tient compte du déplacement de ce type d’éléments d’interaction sur une page, ce qui peut entraîner un clic au mauvais endroit et donc de la frustration pour l’utilisateur. 

Avoir un CLS le plus proche de zéro est l’objectif que vous devriez viser. 

Comment optimiser votre CLS?

Voici quelques pistes pour optimiser votre CLS :

  • Bien renseigner les dimensions de vos médias (images, vidéos, gifs etc) largeur et hauteur, ainsi elles tiendront en place.
  • Limiter au possible l’importation de polices d’écritures.
  • Réservez une place fixe à vos encarts publicitaires; autrement ils pourraient apparaître soudainement sur la page, en décalant le contenu.

Conclusion : 

Le SEO est un domaine large et complexe, qui demande beaucoup de compétences techniques. Les Core Web Vitals sont un élément du SEO mais ne font pas tout. Cependant, ils ont une place importante parmi les facteurs de référencement naturel, et, comme le SEO, demandent un travail sur la durée, voir permanent. Par ailleurs, si vous ne savez pas par où commencer, les outils Google tels que PageSpeed Insight vous feront des recommandations pour améliorer votre score sur les Core Web Vitals.

Rappelons aussi que d’autres éléments, tels que le contenu de qualité, et le linking gardent une importance clé en terme de SEO.

 

Bibliographie : 

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Steeve Attakuy

Steeve Attakuy

CEO de Full Loop, Steeve Attakuy s'intéresse au marketing digital dès 2016. Après des études de science politique, il se réoriente vers son premier amour, le digital.

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